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Secteur Etats-Unis

Venons en aux Etats-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale, loin devant ses poursuivants, son PIB est plus de 2 fois supérieur à celui du Japon (USA : 14 256 275 millions de dollars, Japon : 5 068 059 millions de dollars).

Nonobstant, cette puissance a connu un recul de son PIB. En effet, ce dernier a diminué de 2,44%. La difficulté de ce pays résultait du fait que le logement a connu une crise sans précédent. Conjugué à une crise financière et une hausse temporaire des prix des produits de base, cela a provoqué un ralentissement considérable de l’activité en 2008. Or, c’était à ce moment là où la position extérieure du pays restait faible et où l’orientation de la politique budgétaire n’était plus soutenable à long terme, d’où la difficulté d’arbitrer entre des objectifs concurrents. Les décideurs publics ont donc pris des mesures pour soutenir la croissance dans ce contexte.

Toutefois, force est de constater, qu’au premier trimestre 2010, la croissance a été au rendez-vous. En effet, cette dernière est de 3%. Cela s’explique par un rebond de la consommation et par une contribution toujours positive des stocks et des investissements des entreprises.

En revanche, les dépenses de construction de logements pourraient laisser entendre que la reprise n’est pleinement observée. Au cours des quatre premiers mois de l’année, elles ont reculé de 13,2 % sur un an. La faiblesse de l’activité dans le secteur de la construction privée (-25 % sur un an) va probablement continuer tout au long de 2010. A l’inverse, nous relevons des signaux positifs dans le secteur manufacturier : les secteurs des biens durables et des biens non-durables ont connu au premier trimestre une nouvelle hausse de leur production respectivement +10,5 % et +4,8 % (en taux annualisés), pour le troisième trimestre consécutif.

C’est pourquoi, de nos jours, les experts pensent plutôt à une reprise modérée et qui est faiblement créatrice d’emplois. En effet, en contrepartie des contributions positives des stocks (2,4pp) et de l’investissement (1,7pp), nous remarquons que les dépenses publiques (-0,5 pp) et les exportations nettes (-0,7 pp) ont eu des contributions négatives. Dès lors, la demande finale n’a augmenté que faiblement (+1,4% contre 1,7 au T4 de 2009).

Par la suite, les enquêtes montrent que les PME font toujours face à des débouchés en berne et qu’elles continuent de différer leurs investissements de capacités, ce qui contribue à la faiblesse du crédit côté demande. Lorsque l’investissement redémarrera, l’offre de crédit pourrait cependant rester contrainte.

Enfin, les dernières communications de la Fed confirment que la politique de taux zéro sera vraisemblablement maintenue pendant une période « prolongée ». La modération de la reprise, l’ampleur des capacités inutilisées et l’absence de pressions inflationnistes confortent ce point de vue. Ceci étant dit, la Fed est clairement en train de mettre progressivement fin aux dispositifs exceptionnels instaurés au plus fort de la crise.

En conséquence, cette institution a opté pour une stratégie « d’exit » en trois étapes successives. La première, quasi-achevée, a consisté en l’extinction des dispositifs exceptionnels de refinancement et de soutien au crédit. La deuxième étape, l’assèchement du surplus de liquidité des banques placé dans les réserves excédentaires, a débuté avec l’amorce d’une normalisation de la facilité marginale de prêts, qui sera suivie par des opérations d’absorption de la liquidité. La troisième étape, c’est-à-dire la hausse du taux des fed funds, n’interviendra pas avant une baisse significative du chômage et le retour à une croissance plus solidement établie.

Panorama de la situation passée, présente et à venir des USA:

En % 2007 2008 2009 2010(p) 2011(p)
PIB en volume 2,1 0,4 – 2,4 3,2 2,6
Prix à la consommation (IPC) 2,9 3,8 -0,3 2,1 2,2
Taux de chômage 4,6 5,8 9,3 9,7 9,4

Source : Société Générale – Service des Études Économiques

06/2010 09/2010 12/2010 06/2011 12/2011
Interbancaire à 3 mois 0,63 0,35 0,50 1,25 2,00
Obligation d’Etat à 10 ans 3,26 3,80 4,00 4,40 4,70
USD/JPY 92 95 95 95 95
EUR/USD 1,22 1,18 1,15 1,20 1,30

Source : Société Générale – Service des Études Économiques

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