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Secteur Allemagne

Malgré des indicateurs allemands pour la plupart au vert, la chancelière allemande, Angela Merkel, a décidé de mettre en place une politique d’austérité, ce qui lui a valu de vives critiques de la part de l’opposition, mais également de son propre gouvernement.

L’Allemagne, premier exportateur mondial, a été élu « champion de l’inquiétude » par l’institut GfK. D’après leurs analyses, les allemands se soucient en premier lieu de leur emploi, puis ensuite de la stabilité du pays, de l’inflation, du système de santé et enfin de leur retraite. Or, l’Allemagne est le pays qui a le mieux surmonté la crise en enregistrant une diminution de l’embauche, une augmentation de la croissance et des exportations (facilité par un euro faible), malgré le fait que la récession ait été l’une des pires depuis l’après-guerre. Ce devrait être le pays qui jouera le rôle de « facteur stabilisateur » selon les économistes. En effet, selon le sondage de printemps réalisé auprès de 22.000 entreprises du DIHK, équivalent de notre Chambre de commerce et d’Industrie au niveau allemand, les affaires vont bien pour 54% des entreprises et de nouvelles embauches sont prévues.

Dès lors, les prévisions de croissance du PIB ont été rehaussées et le DHIK table sur un taux compris entre 1,4% et 2,3%, niveau supérieur à ces voisins européens du fait d’exportations plus importantes.

Les ménages allemands ont bénéficié d’un important soutien de l’État depuis le déclenchement de la crise avec le programme de primes à la casse (4,7 Mds € déboursés), des aides versées aux familles et des baisses de prélèvements obligatoires (impôts sur les transmissions d’entreprises familiales, impôt sur le revenu, cotisations vieillesse). Ainsi, l’augmentation du seuil d’imposition des revenus (de 170 € en janvier 2010, après une hausse identique en janvier 2009) et la baisse du taux d’imposition de la première tranche de l’impôt sur le revenu (de 15 % à 14 %) depuis le 1er janvier 2009 devraient diminuer les impôts payés par les ménages en 2010 de 5,8 Mds €.

Par ailleurs, le taux de chômage allemand est l’un des plus bas d’Europe. Le taux est descendu à son niveau le plus bas en mai depuis 1992, à 7,1%. Il est en constante baisse depuis la crise, poussant le niveau d’emploi au plus haut. La dynamique est par conséquent complémentaire d’une augmentation de l’activité, tirée par les exportations.

Cependant, la politique d’austérité risque de ralentir cette forme. Le déficit public, bien trop élevé (6% du PIB) représente 80 milliards d’euros. Le gouvernement allemand s’est donné un calendrier très précis pour réaliser ses objectifs. L’Allemagne va économiser 19,1 milliards d’euros en 2012, 24,7 milliards en 2013 et 26,6 milliards en 2014. Les principaux budgets qui devraient subir cette politique sont l’administration, l’armée et les dépenses sociales.

Si le revenu disponible devait augmenter en termes nominaux de 0,7% en 2010 et 1,4% en 2011, son pouvoir d’achat se contracterait de 0,9 % en 2010 et ne progresserait que de 0,2 % en 2011. Cela est dû notamment à la hausse de l’inflation (1,3% en 2010 et 1,5% en 2011). Dans ce contexte, la consommation privée (en volume) ne serait qu’un soutien de second plan pour la croissance, où le premier plan restera le commerce extérieur.

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